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G. E. COUBARD D'AULNAY
Monographie du CAFÉ,
ou manuel de l'amateur de café
ISBN 978-2-915723-01-4
118 pages — 14 €
" Retracer à l’homme du monde l’histoire du Café, son introduction successive dans les diverses contrées de l’Europe, les diverses prohibitions qui l’ont frappé, mais qui, loin de l’arrêter dans sa marche, n’ont fait qu’en propager l’usage ; présenter au naturaliste la description exacte de l’arbre qui produit cette fève, aujourd’hui si répandue, ses différentes cultures suivant les pays : au chimiste l’analyse de ses parties constituantes, mais avant tout, offrir au consommateur les moyens de savoir distinguer d’une manière certaine les diverses sortes de Café qui se rencontrent dans le commerce, celles que leurs qualités doivent lui faire préférer ; lui apprendre à reconnaître les fraudes employées par les marchands, prouver son influence sur l’économie animale, enseigner la méthode la plus convenable de préparer le Café, en signalant les dangers d’une mauvaise préparation, tel est le but que je me propose dans cet ouvrage.
Plusieurs auteurs ont écrit sur le Café ; mais de ces traités les uns sont surannés, comme ceux de Prosper Alpin, Meisner, Bacon de Verulam et celui de Philippe-Sylvestre Dufour, publié à Lyon, en 1685 ; les autres, comme ceux de Le Gentil, de Moseley, auteur anglais traduit par Le Breton, quoique plus récents, ne traitent guère que des propriétés et des effets du Café, sans considérer ses caractères commerciaux.
J’ai donc pensé qu’un ouvrage sur le Café qui envisagerait tous les points de vue sous lesquels cette production précieuse se présente au naturaliste, au commerçant, à l’observateur, au philosophe, était encore à faire. En offrant au public le résultat de mes propres observations, je n’ai pas négligé de m’éclairer des lumières de ceux qui ont écrit avant moi sur cette matière. Pour tout ce qui a rapport à la culture du Cafier, à sa statistique, j’ai consulté les ouvrages les plus modernes et les plus estimés, tels que celui de M. Thomas, pour l’île Bourbon, de M. le marquis Renouard de Sainte-Croix, pour la Martinique ; du colonel Boyer Peyrelau, pour la Guadeloupe ; la Flore des Antilles de M. Tussac, etc. Un des administrateurs de la Martinique, qui a longtemps résidé dans nos diverses colonies, et qui se trouve momentanément à Paris, a bien voulu me donner les renseignements les plus intéressants et me confirmer l’exactitude de mon travail.
Ancien élève de l’École spéciale de Commerce, je me suis livré sous un maître habile à l’étude approfondie des denrées coloniales. Professeur de sciences commerciales et industrielles, j’ai acquis depuis, dans l’exercice de ma profession, une expérience qui, je l’espère, sera une garantie pour le public.
Être utile est l’unique but auquel j’aspire ; puisse le succès couronner mes efforts. "
G. E. Coubard d'Aulnay
Cette Monographie du Café, publiée pour la première fois en 1836, reflète son époque. Si, de nos jours, « prendre un café » est devenu un geste banal, quotidien, que ce soit au bureau, sur la terrasse d’un café, à la fin d’un repas, au cours d’une réunion, ou lors d’une pause près de la machine à café à côté de la photocopieuse, ce délicieux breuvage a toute une histoire derrière lui.
Ce livre, savoureux par bien des égards, nous rappelle également que le café fut l’objet d’un important trafic et que l’esclavage, dans les colonies françaises, contribua à son succès.
Curiosité à la fois littéraire et scientifique, nous vous invitons au détour d’une simple tasse, à lire ces pages d’Histoire, non pas dans le marc de café, mais dans cette monographie rédigée en 1836 par G.-E. Coubard d’Aulnay, membre de l’Académie de Dijon, de l’Athénée des arts, sciences et belles-lettres de Paris, etc.
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