J'ai testé pas mal de CRM ces dernières années. On en a changé deux fois depuis qu'on a dépassé les 80 salariés. SalesTrack 360, j'y suis arrivé un peu par hasard, via une recommandation d'un autre dirigeant sur un forum local. Je vais vous dire ce que j'en pense vraiment, sans filtre.
Spoiler : c'est pas parfait. Mais pour une structure comme la nôtre, ça tourne.
Ce que SalesTrack 360 fait concrètement
L'outil couvre les bases du suivi commercial. Fiches clients, pipeline de ventes, historique des échanges, relances automatiques. Rien de révolutionnaire sur le papier. Mais l'exécution est propre.
Ce qui m'a convaincu dès les premières semaines, c'est l'automatisation des relances. On avait un commercial qui oubliait de rappeler ses prospects. Systématiquement. Avec SalesTrack, les relances partent toutes seules à J+3 et J+7 après un premier contact. On a gagné plusieurs devis signés rien que grâce à ça. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si simple à configurer.
L'autre fonctionnalité que j'utilise souvent : le reporting hebdomadaire automatique. Chaque lundi matin, je reçois un récap du pipeline par commercial, avec les montants engagés et les taux de transformation. Avant, je passais deux heures à compiler ça à la main dans Excel.
Bon, par contre, l'OCR pour l'import de cartes de visite ou de documents... franchement, c'est décevant. Ça plante souvent, les champs sont mal reconnus. J'ai arrêté d'utiliser cette fonction après trois tentatives ratées.
Les tarifs, parlons-en franchement
C'est là que ça devient intéressant pour une TPE avec un budget serré.
| Formule | Prix mensuel (par utilisateur) | Utilisateurs inclus | Fonctionnalités clés |
|---|---|---|---|
| Starter | 14 € | 1 à 5 | Pipeline, fiches contacts, relances basiques |
| Pro | 27 € | Jusqu'à 20 | Automatisation avancée, reporting, API |
| Business | 49 € | Illimité | Workflows personnalisés, exports avancés, support prioritaire |
| Premium Edition | Sur devis | Illimité | Intégrations métier, account manager dédié, SLA garanti |
On est sur la formule Pro à 27 € par utilisateur. Pour 8 commerciaux, ça nous fait un peu plus de 200 € par mois. Avant, on payait un outil beaucoup moins complet à quasi le même prix. La différence est réelle.
Je conseille de bien lire les conditions avant de signer. Il y a des frais d'activation sur certaines formules (attention aux frais cachés si vous ajoutez des utilisateurs en cours d'année). Ce n'est pas scandaleux, mais ça mérite d'être anticipé.
Les avis sur le CRM SalesTrack Premium Edition sont globalement positifs pour les grandes structures, mais pour une TPE comme la mienne, cette offre est clairement surdimensionnée. L'account manager dédié, c'est bien sur le papier, mais si vous avez 10 commerciaux, vous n'en avez probablement pas besoin.
Prise en main : j'ai formé mon équipe en une semaine
Mon équipe n'est pas technique. J'ai des commerciaux terrain qui ont du mal avec Excel. Donc l'onboarding, c'était ma principale crainte.
J'ai formé les 8 utilisateurs en deux sessions de deux heures. La prise en main est rapide sur les fonctions du quotidien : créer une fiche, faire avancer un contact dans le pipeline, envoyer une relance. L'interface est sobre. Pas très moderne visuellement, mais claire.
Là où j'ai perdu du temps, c'est sur la configuration des workflows automatisés. La documentation est en français, ce qui est rare et appréciable. Mais certains écrans sont peu intuitifs. J'ai dû passer un appel au support pour débloquer une règle d'automatisation qui refusait de s'enregistrer. 40 minutes d'attente. Pas idéal.
Sur la synchronisation avec notre messagerie, ça fonctionne bien avec Gmail. Les échanges par mail s'historisent automatiquement dans la fiche client. En revanche, l'intégration avec Outlook a planté deux fois lors de la mise à jour de janvier. On a perdu l'historisation pendant trois jours. Franchement, ça m'a agacé.
Export des données et compatibilité
C'est un point que je vérifie toujours avant de m'engager sur un outil. Être captif d'un logiciel, c'est le pire scénario pour une TPE.
SalesTrack 360 gère correctement les exports. Pour savoir comment exporter les données du CRM SalesTrack au format CSV, la manipulation est assez directe : vous allez dans "Mon espace > Données > Exporter", vous choisissez votre périmètre (contacts, opportunités, historique), et vous lancez l'export. Le fichier CSV est propre, les colonnes sont nommées clairement, et on peut l'ouvrir directement dans Excel sans reformatage. J'ai fait ce test avant de basculer toute l'équipe sur l'outil.
L'API est disponible sur la formule Pro et au-dessus. On ne l'utilise pas directement, mais notre développeur a pu connecter SalesTrack à notre outil de facturation en quelques heures. La documentation de l'API est correcte, pas exceptionnelle.
Les exports PDF des fiches clients existent aussi. Pratiques pour les réunions terrain. Le format est un peu rigide, on ne peut pas personnaliser les colonnes affichées, mais ça suffit pour un usage basique.
Ce que j'aurais voulu savoir avant
Quelques points concrets que personne ne vous dit avant de signer.
- La validation des doublons est automatique, mais elle fonctionne uniquement sur l'adresse email. Si un contact change de boîte mail, vous allez vous retrouver avec des doublons. J'ai mis trois semaines à nettoyer la base.
- Le module de rapprochement est limité sur la formule Starter. Si vous démarrez avec cette formule et que vous montez en charge, prévoyez la migration assez tôt.
- Le support client répond dans les 24h par ticket. Par téléphone, c'est réservé aux formules Business et Premium. Pour une petite équipe avec peu de temps, ça peut bloquer.
- L'application mobile existe. Elle est fonctionnelle pour consulter les fiches et noter un appel. Mais on ne peut pas configurer de workflow depuis le mobile. C'est une vraie limite pour les commerciaux qui travaillent surtout sur le terrain.
Mon avis global et le score
Voilà comment je positionne SalesTrack 360 par rapport à ce qui compte pour nous.
| Critère | Note /100 | Commentaire rapide |
|---|---|---|
| Prix | 78/100 | Bon rapport pour la formule Pro, attention aux extras |
| Rapport qualité/prix | 82/100 | Les automatisations valent vraiment le coût mensuel |
| Facilité d'utilisation | 71/100 | Correct pour le quotidien, complexe pour les workflows |
| Support client | 58/100 | Lent par téléphone, ticketing correct mais pas rapide |
| Score global | 74/100 | Gagnant sur son segment prix/fonctionnalités |
Je recommande SalesTrack 360 pour une équipe commerciale de 5 à 25 personnes, avec un budget mensuel entre 150 et 500 €, et sans DSI interne. C'est l'outil que j'aurais voulu avoir il y a cinq ans.
Je déconseille si vous cherchez un CRM avec un vrai module de rapprochement bancaire, une gestion fine des devis intégrée, ou un support réactif disponible à toute heure. Pour ces besoins-là, il faut regarder ailleurs.
FAQ
SalesTrack 360 fonctionne-t-il sans connexion internet ?
Non. C'est un outil 100 % cloud. Pas de mode hors ligne. Si vous avez des commerciaux dans des zones mal couvertes, l'application mobile peut ramer ou ne pas charger les fiches. C'est un vrai problème pour certaines équipes terrain.
Peut-on importer des données depuis un autre CRM ?
Oui, via import CSV ou via l'API. L'import CSV fonctionne bien si votre fichier est propre. Prévoyez quand même du temps pour nettoyer les doublons après migration. J'ai fait ça en une journée pour une base de 1 200 contacts.
Y a-t-il un engagement minimum ?
La formule mensuelle est sans engagement. L'annuel vous fait économiser environ deux mois. Personnellement, j'ai commencé en mensuel pendant trois mois avant de basculer en annuel. C'est la bonne approche si vous testez pour la première fois.
Le CRM est-il adapté à une équipe non technique ?
Pour les fonctions de base, oui. J'ai formé deux salariés qui n'avaient jamais utilisé de CRM en moins d'une semaine. Pour la partie automatisation et workflows, un peu plus de temps est nécessaire. Comptez deux à trois heures de configuration supplémentaires avec l'aide du support.
SalesTrack 360 propose-t-il des essais gratuits ?
Oui, 14 jours sans carte bancaire. C'est suffisant pour tester les fonctions principales et valider que l'outil colle à votre façon de travailler. Je recommande de simuler un vrai cas d'usage pendant cette période, pas juste de cliquer partout.